
3 bonnes raisons d’associer les communautés locales à l’élaboration des plans de développement communautaire.
La sagesse bambara nous enseigne qu’on ne peut coiffer quelqu’un en son absence. Cette maxime suffirait presque, à elle seule, à justifier la participation des populations à l’élaboration des plans de développement communautaire. Au-delà du principe, leur association répond à trois impératifs concrets : mieux cibler les besoins, renforcer la légitimité des projets et respecter les exigences du Code minier.
Les bénéficiaires doivent définir leurs priorités de développement.
Pour garantir l’efficacité des actions et leur impact réel, les populations concernées doivent être associées à la conception des projets à financer. Leur participation permet une meilleure adéquation entre les investissements et les besoins exprimés. Elle favorise aussi l’appropriation des infrastructures et des équipements, condition essentielle de leur entretien et de leur pérennité. Qu’ils soient portés par l’État ou par les sociétés minières, les projets ne peuvent produire des effets mesurables et durables que s’ils répondent aux priorités propres à chaque communauté.
Le dialogue communautaire fonde la légitimité des projets.
L’implantation d’une société minière peut susciter des tensions lorsque les populations ont le sentiment qu’une exploitation leur est imposée de l’extérieur. Sans concertation, l’entreprise peine à établir la confiance et la légitimité nécessaires à son ancrage local. Même ses actions de développement communautaire risquent alors d’être mal comprises, contestées ou peu appropriées. Le dialogue permet au contraire d’identifier les attentes, de prévenir les conflits et de construire une relation durable entre la société minière et les communautés.
La concertation est une obligation légale.
L’association des communautés n’est plus seulement une bonne pratique : elle constitue une obligation légale. L’article 169 du Code minier dispose que “le plan de développement communautaire est élaboré en concertation avec les communautés”, ainsi qu’avec les autorités locales et régionales et le titulaire du titre minier d’exploitation. Le même article prévoit l’harmonisation et l’intégration de ce plan aux plans de développement des collectivités territoriales. La concertation est ainsi placée au cœur du dispositif afin de mieux articuler les actions de développement communautaire avec les priorités locales.



