LE DOSSIER

Fonds de développement local : une répartition très contrastée.

Le Président de la Transition a procédé, le 12 mars 2026 à Koulouba, à la remise de chèques géants aux représentants des collectivités bénéficiaires du Fonds minier de développement local. Cette cérémonie symbolisait l’entrée en fonctionnement de l’un des cinq fonds miniers institués par le Code minier de 2023. Elle a également permis aux autorités de la Transition malienne d’afficher leur volonté de redistribuer aux populations une partie de la manne financière issue de l’industrie extractive.

Le fonds, doté, pour sa 1ère année, de 18,4 milliards de francs CFA, est destiné au financement de projets de développement à l’échelle nationale, régionale et communale. Il bénéficie à l’ensemble des 819 communes du Mali et est réparti selon la clé suivante : 50 % aux communes directement affectées par l’exploitation minière, 25 % aux autres collectivités territoriales des zones minières et les 25 % restants aux collectivités territoriales des autres régions du Mali.

Cette clé de répartition entraîne d’importants écarts entre les régions, mais aussi entre les communes directement affectées par l’exploitation minière et les autres communes. La région de Kayes reçoit ainsi la dotation la plus élevée, avec 11 402 236 588 F CFA, tandis que Kidal arrive en dernière position, avec 42 070 693 F CFA.

S’agissant des communes, Kéniéba (3 391 490 923 F CFA), Dabia (1 789 777 100 F CFA) et Sitakily (1 649 716 488 F CFA) reçoivent, sans surprise, les dotations les plus élevées. Dans la région de Sikasso, la commune de Fourou, qui accueille la mine de Syama, reçoit pour sa part 1 158 310 087 F CFA.

À l’autre extrémité du classement, plusieurs communes, notamment dans les régions de Mopti, Ségou, Gao et Kidal, reçoivent chacune 2 103 535 F CFA, soit la dotation la plus faible.

Par B.S.

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